Portrait d’Yves-Marie Hervé 1974 par, David Hockney huile sur isorel. Dimensions: 50x60cm.

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Ce portrait a été peint à Paris ou, David Hockney vécu paisiblement au début des années 1970, il connu Yves-Maris Hervé avec qui il deviendra très ami, durant cette période Hockney exécutera plusieurs portraits d’Yves-Marie au crayon, à Paris Hockney à dessiné un certains nombre de portrait pour des amis, qui acceptaient de poser,il passait deux à trois jours à dessiner la personne de façon académique. Ce portrait à l’huile d’Yves-Marie, est à notre connaissance le seul, que David Hockney ait peint à cette période.

 

Bibliographie: David Hockney, portraits de famille – de Marco Livingstone et Key Heymer  édition Thames and Hudson 2004.

Jean-Jacques Caffieri Sculpteur du Roi, 1725-1792.

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Fils du célèbre bronzier Jacques Caffieri,  Jean-Jacques Caffieri est né le 30 avril 1725 dans le quartier de Saint-Germain à Paris. Par ses talents de sculpteur, il se démarque du reste de sa famille, il étudie avec son père puis entre dans l’atelier de Jean-Baptiste Lemoyne  ou il apprend les bases du métier, le maniement de l’outil et toute la partie matériel de l’art. IL obtient le prix de Rome en 1748 et reçoit l’année suivante son brevet de pensionnaire à l’Académie de France à Rome ou, il restera pendant cinq années. De retour à Paris les premiers mois de 1754, il prépare son agrément à l’Académie Royale, de peinture et de sculpture. Agréé le 30 juillet 1757, il devient académicien lors de la séance du 28 avril 1759. Fidèle à la statuaire baroque de type Berninien, il est reçu sur une statuette en marbre représentant un fleuve.Ce marbre est exposé au département des sculptures: Galerie pour les morceaux de réception du musée du Louvre.Nommé adjoint à professeur en 1768, il deviendra professeur en 1773, il bénéficie alors d’un atelier au Louve et d’un logement. Sa carrière au service des bâtiments du Roi lui amène le succès, Le Comte d’Angivillers lui passe une commande pour la série des grands hommes illustres de la France: deux statuts en marbre de Molière et Corneille, ses deux sculptures sont toujours exposées au Louvre. Une clientèle avisée lui passe commande pour des sujets variés ou, Caffieri maîtrise aussi bien le marbre que la terre. Sa carrière de portraitiste est exemplaire, ses portraits d’après nature sont d’une vérité saisissante, il avait le don comme nul autre, de faire briller le feu du regard et, de saisir la reproduction d’un visage, par une acuité visuelle infaillible. Jean-Jacques Caffieri était incontestablement, dans cette deuxième moitié du XVIII siècle, le plus grand portraitiste avec son rival  Jean-Antoine Houdon. Caffieri exposera au salon jusqu’en 1789, en 1792 il se proposera pour la garde des tableaux et sculptures renfermés dans les salles de l’Académie Royale, il ne pourra longtemps remplir cette tâche, Caffieri décède à son domicile du Quartier Saint-Germain à Paris le 21 juin 1792.

 

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

 

Table à écrire en laque de chine pour la chambre de la Comtesse de Mailly au Château de Choisy par, Hebert et Criaerd 1742

 

 

Mathieu Criaerd, 1689 – 1770.

Cette table à écrire en laque est la seule à être entrée au Garde-Meuble de la Couronne munie d’un plateau en laque, ce meuble extraordinaire fut livré pour la chambre bleu de Mademoiselle de Mailly au Château de Choisy.
l’Acquisition du Château par Louis XV en 1739, au moment de son idylle avec la favorite, le Roi fit exécuter de nombreux travaux pour la décoration des appartements, ainsi que d’importante commande de meubles en laque de la chine.
Des 1740, des meubles exceptionnels seront livrés à la Couronne par les marchands merciers les plus réputés, Claude-Antoine Julliot, Lazare Duvaux et, Thomas- Joachim Hébert, ce dernier livrera une grande partie du mobilier en laque noir, destiné à Mademoiselle de Mailly à Choisy, avant la création de son ensemble de meubles bleu et blanc conservé en partie au Musée du Louvre.
Une commode en vernis Martin N° 1290 et une encoignure N° 1294.
Le mobilier de Mademoiselle de Mailly à Choisy, a été essentiellement exécuté par l’ébéniste Mathieu Criaerd ( 1689 – 1776 ) sous la direction de Hébert. Criaerd créa ce mobilier en laque, probablement en collaboration avec les frères Martin.
l’aîné Guillaume, premier vernisseur du Roi de 1730 à 1749, reçoit le privilège royal de  » fabriquer, faire vendre et débiter toutes sortes d’ouvrages en relief de sa composition dans le goût du japon et de la chine ».
Deux de ses frères, Étienne -Simon et Robert, portent également le titre de vernisseur du Roi.

Hébert fournit le 28 juin 1742 pour les appartements de Mademoiselle de Mailly, une encoignure N° 1282 de vernis de la chine fond noir, accompagnée d’une table à écrire portant le N° 1281 sa description:
Une table à écrire de lac de la chine fond noir, fermant a clef avec charnières portant entrées de serrures de cuivre doré le dessus est ornée d’un port de mer et vaisseaux doré portée sur quatre pieds de biche a chausson de bronze en couleur le dessus s’ouvre par un secret et est couvert de maroquin noir a droite est un compartiment garni d’encrier et boëte a pains de cuivre argenté en dedans.
Longue de vingt sept pouces sur dix sept pouces de large et vingt six pouces de haut. a Choisy

Cette livraison fut accompagnée d’un important groupe de porcelaines des Indes, bleu et blanches, certaines pièces agrémentées d’une garniture de bronze doré qui, semble inaugurer l’ensemble de meubles exécutés par Criaerd de même couleur, dont la livraison s’échelonna d’octobre 1742 à janvier 1743.
La chambre de la favorite reçut en 1742 un décor particulièrement élaboré, Mademoiselle de Mailly ayant offert au Roi de la soie qu’elle avait filée, Louis XV en fit tisser galamment une étoffe de moire à raies bleus et blanches qui fut affectée à cette chambre et, qui en détermina la partie décorative.
La chambre fut peinte en bleu et blanc, le tapissier Sallior et le marchand Hébert, furent chargés respectivement d’exécuter le mobilier de menuiserie et le mobilier d’ébénisterie, l’un et l’autre bleu et blanc.
Le 18 juin 1742, Sallior livrait pour la chambre et le cabinet de Mademoiselle de Mailly, l’ameublement en moire qui comportait une tenture murale en quatre pièces, trois portières, quatre rideaux de fenêtres, le lit, un paravent et quinze sièges les bois de ses derniers étaient peints en bleu et blanc.

La décision de décorer la chambre de moire bleu et blanche semblait avoir été prise peu avant mars 1742, date de la livraison de cette étoffe, qui fut tendue sur l’ameublement livré au mois de juin par le tapissier Sallior.
Pierre Verlet en retrouva l’origine dans les mémoires du duc de Luynes: » Au premier étage, immédiatement au dessus de la chambre ou le Roi couche, est la chambre qu’occupait Mme de Mailly et que l’on appelle la chambre bleu, parce que de la soie qu’avait filée Mme de mailly et qu’elle avait donnée au Roi S.M. en avoit fait faire un lit de moire bleu et blanche, avec la tapisserie et les sièges de même, et que pour assortir à ce meuble, toute la chambre jusqu’à la corniche a été peinte en bleu et blanc.

Concernant la table à écrire de laque noir, l’inventaire du Château de Choisy en 1764, décrit cette table encore en place dans la chambre: N° 1281  » une table à écrire de laque de la chine fond noir  » située à côté de l’encoignure en vernis de la chine fond noir N° 1282.
En janvier 1786 l’inventaire de l’état des meubles renvoyés du Château de Choisy au Garde-Meuble de la Couronne, il est inscrit une table à écrire en laque, cette table de laque fut entreposée au Garde-Meuble à Paris Place Louis XV .
Il semblerait quelle soit restée enfouie, dans les magasins du Garde-Meuble un certains temps .
Cette table à écrire en laque est à ce jour, le seul élément subsistant concernant le mobilier en laque noir livré pour, Mademoiselle de Mailly à Choisy.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

Archives Nationales:

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inventaire:
01 33 44 – inventaire général du mobilier de la couronne
01 33 13 – journal du Garde-Meuble année 1742
01 33 80 – inventaire du château de choisy année 1764
01 34 94 – château divers renvois de meubles

Bibliographie:
Pierre Verlet
le mobilier royal français tome 1 éditions Picard 1990

Thibaud Wolvesperges
le meuble français en laque au XVIII siècle
page 329 les livraisons de meuble en laque à louis XV
éditions racine 2000

Le mobilier du Musée du Louvre
tome 1 D. Alcouffe . A-Dion-Tenenbaum. Amaury Lefebure.
Editions Faton 1993

Pierre Kjellberg
dictionnaire du mobilier XVIII siècle
les éditions de l’amateur 2002

 

 

Cheval volant en bronze d’époque des Han Posterieurs I – II siècle après J-C, Dimensions : H 18,5 cm x L 24 cm.

 

Cette figure en bronze connu sous le nom de cheval volant, dans un galop aérien symbolisé par l’oiseau rapide qu’il dépasse en l’effleurant, est un Tianma ont appelait ainsi les puissants chevaux célestes importés d’Asie centrale, actuellement Ouzbekistan,des le deuxième siècle avant Jesus-Christ, sur les ordres de Wu Empereur de la Dynastie des Han. Ces chevaux peuvent être exécutés en bronze, c’est le cas du cheval exposé au Petit-Palais à Paris en 1973  ( trésor d’art chinois ), cette pièce célèbre découvert dans une tombe en 1969, à Lei t’ai district de Wou-Wei, dans la province du Kansou.  Notre pièce présente une similitude proche du bronze exposé à Paris, ce cheval au galop dont seul la patte arrière droite repose en équilibre sur une hirondelle en vol. Comparativement au bronze précèdent, notre modèle diffère ses dimensions plus réduites, l’expression de la partie supérieur et, sa position plus cabré, le différencie quelque peu, du modèle des collections Chinoises.

Expositions: Petit-Palais Paris – mai-septembre 1973 trésors d’art chinois numéro 210 cheval volant couverture, dimensions: H. 34,5 cm – L.45 cm.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

La Reine Marie-Antoinette allant à l’échafaud dessin par Jacques-Louis David, 1793

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JACQUES-LOUIS DAVID, Paris 1748 – BRUXELLES 1825.

Ce dessin le plus célèbre de David a suscité beaucoup d’interrogation, ce dessin fait à l’encre représentant Marie-Antoinette conduite au supplice, est conservé aux cabinets des dessins du musée du Louvre. Le 16 octobre 1793 Marie-Antoinette sera emmenée, de la conciergerie à la place de la révolution, actuelle place de la concorde, pour y être guillotinée, assise dans une charrette elle était vêtue selon le témoignage de sa servante Rosie Lamorlière, d’un déshabillé blanc et d’un fichu de mousseline croisé sous le menton, et coiffée d’un bonnet de linon. Le bourreau lui avait coupé les cheveux avant le départ du convoi.Les interrogations sur ce dessin conservé au Louvre ce sont posé, ou il était question que ce célèbre croquis fait à l’encre, avait quelque chose de surprenant, et qu’il y aurait été plus logique d’exécuter ce croquis aux crayon dont le modèle n’était visible que quelques secondes.La découverte de notre dessin présenté ici au crayon et rehaussé à l’encre lève le voile, en effet il est peu probable que David est sortie son encrier et sa plume pour dessiné Marie-Antoinette, qui passait avec le convoi au coin de la rue Saint-Honoré.David était placé au coin de cette rue, il attendait le passage du convoi.Reprenons quelques lignes de Stefan Zweig,concernant sa biographie sur Marie-Antoinette, l’écrivain évoque cet instant tragique. »Au coin de la rue Saint-Honoré, là ou se trouve aujourd’hui le café de la Régence, un homme attend,brandissant son crayon, une feuille de papier à la main.C’est Louis David une des âmes les plus viles en même temps que l’un des plus grands artistes de l’époque. Braillard parmi les braillards de la révolution, il sert les puissants aussi longtemps qu’ils sont au pouvoir et les abandonne à l’heure du danger.Il peint les vainqueurs à leur couronnement et les victimes sur le chemin de l’échafaud. Du haut de la même charrette, qui conduit aujourd’hui Marie-Antoinette à la guillotine, Danton aussi l’apercevra, et , connaissant la bassesse de l’homme, lui lancera cette injure cinglante  » valet! ».Mais en dépit de son âme de valet et de son cœur lâche et vil,cet homme a un coup d’œil souverain et une main infaillible.D’un coup de crayon il fixe, de manière impérissable, le visage de Marie-Antoinette allant à l’échafaud, esquisse d’un grandiose effroyable, d’une puissance sinistre, prise sur le vif: une femme vieillie,sans beauté, fière encore seulement, la bouche orgueilleusement fermée, comme pour proférer un cri intérieur, les yeux indifférents et étrangers, elle est là dans la charrette avec les mains liées dans le dos.Dans chaque trait du visage pétrifié se lit un mépris indicible, une énergie inébranlable s’affirme dans le buste cambré; une résignation qui s’est muée en fierté, une souffrance qui est devenue une force intérieure,donnent a cette figure tourmentée une nouvelle et terrible majesté.La haine même ne saurait nier sur cette feuille la noblesse avec laquelle Marie-Antoinette, par son attitude sublime , triomphe de l’opprobre de la charrette ». David qui semblait être accompagné ce 16 octobre par une certaine Madame Julien, relation de David, à qui il aurait laissé se second croquis en forme de témoignage, de cette scène sinistre. Ce dessin par la suite est passé dans les mains de Marc-Antoine Julien ( 1744-1821) qui l’aurait remis à Jean Soulavie ( 1752-1813 ) on retrouve ce dessin en vente à l’hotel  drouot le 25 avril 1904 n°24 ou, il est reproduit, acquis par Edmond de Rothschild, qui en fit don au Louvre en 1936. Quand au dessin présenté ici on peu penser que David l’ai conservé, car il s’agit probablement bien du croquis exécuté lors du passage du convoi de Marie-Antoinette, devant notre dessinateur, il n’est pas exclu que David l’ai rehaussé à l’encre peu après.Une différence marque ses deux dessins en observant le premier, on remarque que Marie-Antoinette a les yeux plus ou moins fermés, sur notre dessin on peu voir son œil, le regard fixe devant elle, et cet écrit dans le bas annoté par David lui même, le régicide s’exprime de façon détaché et froide, y inscrivant les mots suivants avec toute sa haine de la monarchie, ( marie antoinette allant à l’échafaud dessin de David le peintre l’un de ses juges ).  Croquis sinistre pour Léon Rosenthal, l’un des biographe de David, cette étude aurait été jugé par les frères Goncourt comme une » charge hideuse  » journal 18 avril 1859. D’une simplicité remarquable, ce dessin est assurément le plus poignant témoignage graphique relatif à la mort de Marie-Antoinette.

Frédéric Happel – Patricia Delandines.

Chaises modèle B3 tubular steel chair conception standard mobel Bauhaus 1926 par, Marcel Breuer.

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Marcel Breuer – ( Pecs 1902 – New-York 1981 )

Aucun autre atelier pour le design n’a contribué aussi durablement, a l’image du Bauhaus le style Bauhaus est essentiellement lié aux meubles produit par l’école, l’évolution du Bauhaus tient en grande partie aux classiques du design, tels que la chaise à lattes sculpture constructive réalisé en 1922 par Marcel Breuer, ou ses meubles fonctionnalistes en tubes d’aluminium créés à partir de 1925.

En témoigne cette chaise modèle B3, élaboré juste avant le fauteuil B3 intitulé Wassily  pour le pavillon du peintre, Wassily Kandinsky à Dessau.

Cette chaise jamais rééditée depuis sa création en 1925, a révolutionné l’art du modernisme, dans sa conception ce prototype crée par Marcel Breuer, est le premier en métal tubulaire, Breuer l’aurait imaginé en voyant un guidon de vélo de course.

Walter Gropius architecte du Bauhaus, confia a Breuer a partir de 1920, l’atelier de menuiserie ce qui lui permit d’élaborer plusieurs prototypes de sièges. Ses chaises B3 étaient destinées pour les chambres, et les salles à manger du Bauhaus.

Nombre de ses chaises ont disparues a ce jour, elles n’ont jamais été rééditées,  et semblent n’être jamais apparue en vente publique, aucun catalogue ne les mentionnes.

Tout comme le fauteuil Wassily, la chaise B3 était recouverte de cuir ou de toile.

 

Frédéric Happel-Patricia Delandines