Portrait d’une élégante huile sur toile par, George Grosz.

 

Né en 1893 à Berlin; fait ses études à Dresde et dans sa ville natale. travaille à ses débuts comme caricaturiste dans des revues satiriques; à la fin de la première guerre mondiale, il rejoint les dadaïstes.
En 1925, il est temporairement lié au mouvement de la  » Neue Sachlichkeit « .

Il fait un voyage à New-York en 1932 et se fixe définitivement aux Etats-Unies en 1933; cinq ans plus tard, il acquiert la nationalité américaine. IL vit à Huntington, Long Islande.

Grosz appartient à cette catégorie d’artistes qui, formés pendant la première guerre mondiale, cherchent à mettre au service de leurs conceptions politiques les principes de l’expressionnisme. Dans ses oeuvres gravées, il attaque principalement la bourgeoisie pourrie de la grande ville.

Avec une violence obstinée, il critique la bête humaine et son égoïsme. Par son attitude anti-esthétique, il fait de son art une arme impitoyable.
Si son style, basé sur un réalisme expressif, s’approche quelque peu de la « Neue Sachlichkeit « , il contient aussi certains éléments sur – réalistes.

Bibliographie:
Serge Sabarsky
George Grosz is life

Editions rizzoli New-York 1985

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Peinture à l’huile par, Diego Rivera.

 

 Autoportrait peint à Paris vers 1916 – 1917
huile sur contre-plaqué – dimensions 40 x 50 centimètres 

La période parisienne de Diego Rivera s’inscrit dans les années 1910, après un voyage en Espagne il vint s’établir à Paris, et s’installe dans un atelier rue du départ à montparnasse entouré d’artistes, comme Mondrian et Kikkert, Rivera exerce son art en toute liberté.

IL fréquente l’avant garde espagnole, Picasso et Gris, participe avec eux au mouvement cubiste, ses tableaux seront exposés en 1916 dans une galerie à New-York.
Paysagiste et portraitiste accomplit, Rivera exécute des portraits à la manière de Ingres. Son oeuvre reste marqué par ses fresques mural de grande dimensions, qu’il peint a son retour d’Europe ou, il exprime sa vision d’artiste engagé.

Cet autoportrait ou Diego Rivera qui était de forte corpulence semble s’être représenté ici plus mince qu’il apparaissait en réalité.
Un autoportrait à l’huile dédié à Irene Rich exécuté en 1941, fait partie des collections du Smith Collège Muséum of Art, Northampton, massachusetts.

Bibliographie:
Bertram D.Wolf  » Diego Rivera  »
New – York / Londres 1939

Jean-Henri Riesener fournisseur du Garde-Meuble Royal de 1774 a 1785.

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L’ébéniste Jean-Henri Riesener, peint par Antoine Vestier
en 1786 Jean-Henri Riesener(1734-1806), né près d’Essen en Rhénanie vint très jeune à Paris et entra dans l’atelier de son compatriote, l’ébéniste Oeben, alors installé à l’Arsenal.
A la mort de son maître (1763), la direction de l’atelier lui fut confiée par Mme Oeben, qu’il épousa quelques années plus tard.
Devenu titulaire de la fabrique, Riesener obtint la maîtrise le 23 janvier 1768, et fut chargé de terminer le fameux bureau à cylindre, dit  » bureau du Roi « , laissé inachevé par son prédécesseur (Musée de Versailles).
La période la plus brillante de sa carrière commence lors de l’avènement de Louis XVI quand Joubert, alors très âgé, lui cède sa charge d’ébéniste ordinaire du Mobilier de la Couronne avec sa clientèle.
le premier ébéniste de France est alors Riesener; sa renommée est immense, toute la Cour et la haute noblesse se fournissent chez lui, des meubles magnifiques, aux prix élevés sortent de son atelier.
A partir de 1784, les difficultés financières du royaume incitent l’administration du Garde-Meuble à contrôler ses comptent, puis à réduire ses prix; seuls la Reine et quelques grands seigneurs continuent de lui commander de meubles.
La révolution priva Riesener de toute clientèle.
Il vit vendre à Versailles des meubles livrés par lui quelques années auparavant,en racheta quelques-uns à bas prix, mais ne pouvant pas les écouler, il mourut dans la gêne après avoir connu l’opulence(cf. Salverte,p.268-270; Verlet, 1955,p.5,8).

A la page 57 du magazine Antiques de mars 2004 est présenté, un fleuve morceau de réception 1759 par, Jean-Jacques Caffieri sculpteur du Roi, ainsi qu’une table à écrire de marqueterie, destinée pour la première antichambre d’Elisabeth de France à Versailles, par l’ébéniste David Roentgen.

 

 

 

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Bergère pour la chambre de la comtesse D’ossun à Versailles par, Jean-Baptiste Boulard 1786.

 

 

Cette bergère de Jean-Baptiste Boulard (Paris, 1725-1789) fait penser par la richesse de sa sculpture et de son ampleur à une origine royale. Boulard avait une prédilection pour les sièges amples.

Cette bergère ne porte aucune estampille, et il n’y est visible aucune étiquette. Le mémoire des fournisseurs de la couronne, nous indiquera ses caractéristiques. Cette grande bergère d’une paire était destinée à la comtesse d’Ossun, dame d’atours de la Reine Marie-Antoinette, et attachée à son service depuis 1781.

Pierre Verlet, dans son ouvrage sur le Mobilier Royal, soulignait que les bois du temps de Louis XVI, tout au moins les plus riches, sont reconnaissables à coup sûr par les mémoires détaillés des sculpteurs, et les étiquettes des peintres, conservés aux archives nationales.

Voyons l’ordre de Jean Hauré, directeur des travaux de menuiserie, au Garde Meuble Royal:

Ordre N°66: fournira faire la sculpture aux deux canapés du meuble, de madame la comtesse daussun à Versailles. La sculpture doit être faite à rubans tournants et piastres sur les consoles avec feuilles d’acanthe.
Le meuble neuf sera exécuté par Jean-Baptiste Boulard, fournisseur de la couronne depuis 1777.
Son mémoire:premier semestre 1786, ordre du 20 février, N°51, pour le service de Madame d’ossun:
2 canapés en ottomanes à trois dossiers et à moulure
4 chaises en forme de voyeuse, pied à guesne et à moulure
6 chaises à la reine, pied à guesne et à moulure
6 fauteuils pareils (pour la chambre à coucher
Une couchette à 2 dossiers cintrés, pieds à guesne et à moulure
Une grande impériale à la choisy
2 tête à tête (les bergères) de 32 pouces de large, à carreaux, pieds à guesne et à moulure
4 fauteuils à carreaux – 4 chaises pour être garnies
La sculpture sera traitée par Nicolas Vallois, collaborateur habituel de Boulard, et sculpteur attaché au service du Garde Meuble Royal.

Mémoire de Hauré, deuxième semestre 1786, ordre du 4 mars, N°66, Versailles, pour le service de Madame la comtesse d’ossun
Vallois pour la sculpture de 2 canapés à rubans tournants, les cocardes aussi en rubans sur les cintres feuilles d’acanthe.

Le mémoire du peintre Louis-François Chatard, qui a peint en blanc verni l’ensemble, précise la sculpture du meuble pour le service de Madame d’Ossun.
Son mémoire, semestre de 1786, ordre du 4 mars N°66
Livrée la peinture en blanc verni de
1 lit à deux dossiers impérial à la choisy
2 tête à tête – 4 fauteuils – 4 chaises
Livrer la dorure d’or brunie de deux canapés ornés de rubans tournants et piastres sur les consoles avec feuilles d’acanthe (l’autre en tout pareil)

Chatard précise que la sculpture est identique concernant les autres éléments du meuble, le reste du meuble constitué de 18 éléments est inscrit dans son mémoire ordre du 20 février N°51.

Ordre N°51
Jean Baptiste Séné exécutera pour la salle de billard de Madame Daussun à Versailles, 2 banquettes avec un marche pied.
Le tapissier Claude François Capin indique dans son mémoire ordre N°51: 2 bergères en tête à tête à carreaux, les plates formes piquées à l’anglaise, joue fermé couvert de damas jaune orné de clous dorés et galons de mesure aux carreaux.

Le registre des meubles reçu nous donne l’arrivée de l’ensemble à Versailles. Les 2 bergères seront placées dans la chambre des appartements de la Comtesse D’ossun, dans le bâtiment dit « vieille aile » donnant sur la Cour Royale.

L’inventaire de 1788 (estimation des meubles de la famille royale au château de Versailles) indique dans la chambre 2 grandes bergères à carreaux couverts de damas jaune. Un autre inventaire dressé en 1790 signale encore la présence des deux bergères dans la chambre à coucher de Madame d’Ossun.

Les deux bergères encore en place au Château de Versailles en 1793 seront dispersées dans les ventes du Mobilier de la Couronne, organisées par la République. Cette Bergère présentée ici semble être le seul élément subsistant de cette importante commande.

Les recherches effectuées sur ce siège ont permis de comprendre son origine par la sculpture dont il est pourvu, la sculpture des accotoirs ainsi que des consoles concernant cette bergère, est similaire avec un tabouret à trois dossiers exécuté par Jean-Baptiste Séné et sculpté par Nicolas Vallois, livrée au château de Saint-Cloud en 1788, pour le service du roi, salon de la félicité, on retrouve les mêmes motifs d’ornement aux accotoirs avec feuilles d’acanthe et piastres aux consoles.

Cette bergère très représentative du style Louis XVI, nous laisse une parfaite représentation et illustre la formidable façon dont traitaient les menuisiers et sculpteurs les sièges destinées à la Cour de France.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

Cette bergère a reçu une autorisation de sortie du territoire par la direction des musées de France

 

Archives Nationales: série o1/32/88 ordre de Hauré-36/38 mémoire de hauré, boulard, chatard.

36/40 mémoire de capin- 35/70 registre des meubles reçu du garde meuble pour madame d’ossun à versailles. 34/80 état des meubles prêtés du garde meuble de la couronne à madame la comtesse d’ossun en 1788- 34/77 inventaire des meubles de madame d’ossun au château de versailles en 1790- 34/65 états d’estimation des meubles de la famille royale au château de versailles- madame d’ossun en 1788.

 

Bibliographie: Patricia Lemmonier, Jean-Baptiste Boulard menuisiers en sièges l’estampille l’objet d’art n° 239 septembre 1990.

Sebastien Boudry, Chatard peintre doreur du garde meuble l’estampille l’objet d’art n° 387 janvier 2004.

Pierre Verlet, le mobilier royal français édition picard 1990.

Pierre Kjellberg, le mobilier français du XVIII siècle dictionnaire des ébénistes et des menuisiers les éditions de l’amateur 2002.

 

 

 

 

 

Georges Jacob Menuisier ordinaire de Monsieur comte de Provence et frère du Roi.

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Georges Jacob, Cheny 1739 – Paris 1814.

 

Natif de Bourgogne, de Cheny selon les uns; de Selongey selon les autres; formé chez Delanois, il y acquiert un certain goût, que dès dispositions déjà naturelles vont lui permettre de mettre en valeur. Jacob commence ses premières livraisons pour la Couronne en 1773, il est en particulier chargé d’entretenir les meubles boulle de Louis XIV. c’est ainsi que l’on retrouve son estampille sur des pièces qui lui sont antérieurs.

Mais son goût le pousse à la création de pièces de menuiserie hors du commun, que ce soient des sièges, des écrans, des consoles, …..tout ce qui peut être fait en bois massif passe entre ses mains. Il y a en lui un goût inné pour la création, une façon très particulière de concevoir les pièces, en devançant la mode plutôt qu’en la subissant; il fait preuve d’une fantaisie très brillante d’autant qu’il sculpte lui-même ses pièces. Il est à l’origine de nombre de perfectionnements dans le mobilier, et d’idées nouvelles: les plus importants sont les châssis circulaires et les pieds en console de ses oeuvres Transition.Il conçoit sans hésiter une production du plus pur style Louis XV et du plus beau Louis XVI en passant par un style Transition accompli.

C’est un des premiers en France, sinon le premier à utiliser l’acajou pour les sièges dont il invente le dossier gerbe de lyre. Très grande amatrice d’art et de luxe, Marie-Antoinette ne tarde pas à lui commander les plus belles pièces de mobilier qui aient jamais été livrées à Versailles. des lors les commandes royales affluent, du Comte d’Artois pour lequel il meuble le Palais du Temple,du Comte de Provence auquel il livre un mobilier dans le goût chinois.Dorénavant il travail avec les plus grands spécialistes: les sculpteurs Rode et Ramier, le tapissier Capin, le peintre doreur Aubert.

Condé lui demande plus tard d’embellir le Palais Bourbon et Chantilly, sa fille la princesse Louise, lui fait décorer son appartement parisien. Son talent est reconnu de tous,David le peintre, lui fait faire tout un ameublement évoquant les souvenirs grecs et romains.

Très habile politique, il n’est pas trop inquiété par la révolution; il se met naturellement à la disposition de la Convention, puis avec Percier et Fontaine il livre les stalles des sept cent soixante députés, les banquettes du public, les bureaux des secrétaires et les tribunes.Il va même jusqu’à livrer des crosses de fusil de très beau noyer à l’armée.

Sous la terreur il est protégé par David qui siège au comité de salut Public il n’est dons pas inquiété. Les temps étant plus cléments il se met au service du Directoire, de l’Empire puis il retrouve un ancien client devenu monarque, le Comte de Provence, auquel il livre des sièges et lits.

La variété, le nombre de ses pièces est énorme, presque incalculable. On a peine à croire qu’une telle quantité de meubles soit sortie d’un seul et même atelier.