Fontaine de Nevers vers, 1680.

 

Au XVIIème siècle les fabriques de porcelaine à Nevers comptait six manufactures, c’était le commencement d’un des plus grands centre de céramiques français.
La manufacture Conrade la plus ancienne fondée vers la fin du XVI siècle, par trois frères originaires d’Albissola près de savone en ligurie.
La manufacture Custode dite  » de l’autruche » fondée par des ouvriers Italiens arrivés au début du siècle. La manufacture du « bout du monde » ouverte vers le milieu du siècle, par Barthlémy Bourcier attesté depuis 1634.
La manufacture de Nicolas Estienne à l’enseigne de l’ecce homo et, enfin la manufacture Deselle fondée vers 1600.

IL est bien difficile d’attribuer avec exactitude notre fontaine à l’une de ses manufactures.
Cependant la qualité de son décor démontre une certaine virtuosité de ses fabriques Nivernaises qui furent les premières en France, à adapter la terre au grand style Louis-quatorzien et, à le transporter en art de Cour.
La rareté de ses pièces en céramiques sont les seules subsistantes, qui puisse évoquer la grande orfèvrerie française du XVIIème siècle.
Louis XIV avait à partir de 1675 pour son Trianon de porcelaine, commandé plusieurs pièces en céramiques à décor oriental bleu et blanc.
IL ne fait aucun doute que les modèles de pièces de ce type, sont à trouver parmi les orfèvres du Roi – Soleil .

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

 

Bibliographie:

Marjatta Taburet
la faïence de Nevers

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Glace de cheminée de la bibliothèque de la Vicomtesse de Breteuil au château des Tuileries en 1784 par, Claude de la Roue.

             Dimensions : 58,5 X 47,5 cm
Glace de forme rectangulaire en noyer a motifs de rais de cœur et perles

Un numéro d’inventaire N°520 tracé a l’encre et apposé de manière appliquée, derrière le bâti de cette glace, et la belle dorure en partie subsistante, éveilla la curiosité d’une possible origine royale.

Le mémoire du menuisier François II Foliot de l’ordre n°520 du 5 septembre 1784, indique le mobilier livré pour les appartements de la Vicomtesse de Breteuil aux Tuileries.

L’inventaire des meubles du Château des Tuileries en 1786 – 1787 indique qu’une glace de cheminée placée dans sa bibliothèque ont les dimensions suivantes: de (40 pouces sur 34 pouces) elles sont similaires a notre glace. Le mémoire de Claude de la Roüe miroitier et lustrier ordinaire du Garde Meuble de la Couronne, indique pour le premier semestre de 1784, que le service de Madame Élisabeth, a reçue de l’ordre N°526 le 9 septembre, 4 miroirs a bordure de noyer, l’ordre N°529 le 20 avril 1784 pour le commissaire général six miroirs idem, pour les services du Garde Meuble de l’ordre N°336 le 17 juillet, remplacements de plusieurs miroirs certains avec leurs numéros, d’autres sans numéros, leurs dimensions de 12 pouces sur 10 et demi des numéros:472.500.

Curieusement le mémoire de Claude de la Roüe en 1784, ne signal aucune trace de l’ordre N°520 concernant cette glace, seul les inventaires du Château des Tuileries des années 1786 a 1788, laisse supposer qu’il s’agit bien de la même glace, les dimensions identiques, ainsi que le numéro de l’ordre N°520 apposé sur le bâti de cette glace, qui correspond bien a un meuble livré, pour la vicomtesse de Breteuil en 1784,et laisse raisonnablement conclure, qu’il s’agit probablement bien, de la glace placée dans sa bibliothèque au château des Tuileries.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

 

Archives nationales:
série 01:
01.34.15 inventaire des meubles du château des tuileries
en 1786 – 1787
01.34.21 estimation des meubles du château des tuileries
en 1788
01.34.22 autre état d’estimation 1788
01.36.31 mémoire des fournisseurs deuxième semestre de 1784

Bibliographie:
Pierre Verlet
le mobilier royal français – Tome III
les marques du mobilier royal français pages 255-258
les Éditions Picard 1994.