Antoine-Louis-François Marceau dit Sergent-Marceau, aquarelle signée au centre et, datée 1786, Dimensions: 24 x 18,5cm.

Sergent-Marceau, ( Chartres 1751 – Nice 1847 ).

LE MARCHAND DE MARRONS DU PALAIS-ROYAL

…..Sous un ample parasol surmonté d’une fleur de lys, se tient le marchand de marrons en robe de bure entouré d’une nombreuse clientèle. A gauche, quelques élégantes se mêlent à la foule tandis que des militaires et des promeneurs se bousculent pour être servis.

…..A droite, un homme, un genou à terre, ramasse des marrons. Des enfants courent çà et là, égayant et animant la scène. Sur le toit du palais royal, quelques couvreurs travaillent à sa réfection.

Historique:
collection Muhlbacher, sa vente galerie Georges Petit, 15 – 18 mais 1899
N°296 vendu à Beurdeley.
collection A. Beurdeley, sa vente 13-15 mars 1905, galerie Georges Petit n°256.
collection Georges Bourgarel, sa vente 15-16 juin 1922, N°223 où il est reproduit.
collection de Monsieur et Madame René Kieffer, leur vente 29 mai 1969, Paris salons de l’hôtel George V. N°74 où il est reproduit.

Bibliographie:
Reproduit par la société de reproduction de dessin de maîtres, fascicule consacré à la collection Bourgarel, 1914.

Expositions:
Exposition universelle de 1900, pavillon de la ville de Paris, n°287 bis.
Les petits maîtres du XVIII siècle, Paris, 1920, n°490.

La Reine Marie-Antoinette allant à l’échafaud dessin par Jacques-Louis David, 1793

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JACQUES-LOUIS DAVID, Paris 1748 – BRUXELLES 1825.

Ce dessin le plus célèbre de David a suscité beaucoup d’interrogation, ce dessin fait à l’encre représentant Marie-Antoinette conduite au supplice, est conservé aux cabinets des dessins du musée du Louvre. Le 16 octobre 1793 Marie-Antoinette sera emmenée, de la conciergerie à la place de la révolution, actuelle place de la concorde, pour y être guillotinée, assise dans une charrette elle était vêtue selon le témoignage de sa servante Rosie Lamorlière, d’un déshabillé blanc et d’un fichu de mousseline croisé sous le menton, et coiffée d’un bonnet de linon. Le bourreau lui avait coupé les cheveux avant le départ du convoi.Les interrogations sur ce dessin conservé au Louvre ce sont posé, ou il était question que ce célèbre croquis fait à l’encre, avait quelque chose de surprenant, et qu’il y aurait été plus logique d’exécuter ce croquis aux crayon dont le modèle n’était visible que quelques secondes.La découverte de notre dessin présenté ici au crayon et rehaussé à l’encre lève le voile, en effet il est peu probable que David est sortie son encrier et sa plume pour dessiné Marie-Antoinette, qui passait avec le convoi au coin de la rue Saint-Honoré.David était placé au coin de cette rue, il attendait le passage du convoi.Reprenons quelques lignes de Stefan Zweig,concernant sa biographie sur Marie-Antoinette, l’écrivain évoque cet instant tragique. »Au coin de la rue Saint-Honoré, là ou se trouve aujourd’hui le café de la Régence, un homme attend,brandissant son crayon, une feuille de papier à la main.C’est Louis David une des âmes les plus viles en même temps que l’un des plus grands artistes de l’époque. Braillard parmi les braillards de la révolution, il sert les puissants aussi longtemps qu’ils sont au pouvoir et les abandonne à l’heure du danger.Il peint les vainqueurs à leur couronnement et les victimes sur le chemin de l’échafaud. Du haut de la même charrette, qui conduit aujourd’hui Marie-Antoinette à la guillotine, Danton aussi l’apercevra, et , connaissant la bassesse de l’homme, lui lancera cette injure cinglante  » valet! ».Mais en dépit de son âme de valet et de son cœur lâche et vil,cet homme a un coup d’œil souverain et une main infaillible.D’un coup de crayon il fixe, de manière impérissable, le visage de Marie-Antoinette allant à l’échafaud, esquisse d’un grandiose effroyable, d’une puissance sinistre, prise sur le vif: une femme vieillie,sans beauté, fière encore seulement, la bouche orgueilleusement fermée, comme pour proférer un cri intérieur, les yeux indifférents et étrangers, elle est là dans la charrette avec les mains liées dans le dos.Dans chaque trait du visage pétrifié se lit un mépris indicible, une énergie inébranlable s’affirme dans le buste cambré; une résignation qui s’est muée en fierté, une souffrance qui est devenue une force intérieure,donnent a cette figure tourmentée une nouvelle et terrible majesté.La haine même ne saurait nier sur cette feuille la noblesse avec laquelle Marie-Antoinette, par son attitude sublime , triomphe de l’opprobre de la charrette ». David qui semblait être accompagné ce 16 octobre par une certaine Madame Julien, relation de David, à qui il aurait laissé se second croquis en forme de témoignage, de cette scène sinistre. Ce dessin par la suite est passé dans les mains de Marc-Antoine Julien ( 1744-1821) qui l’aurait remis à Jean Soulavie ( 1752-1813 ) on retrouve ce dessin en vente à l’hotel  drouot le 25 avril 1904 n°24 ou, il est reproduit, acquis par Edmond de Rothschild, qui en fit don au Louvre en 1936. Quand au dessin présenté ici on peu penser que David l’ai conservé, car il s’agit probablement bien du croquis exécuté lors du passage du convoi de Marie-Antoinette, devant notre dessinateur, il n’est pas exclu que David l’ai rehaussé à l’encre peu après.Une différence marque ses deux dessins en observant le premier, on remarque que Marie-Antoinette a les yeux plus ou moins fermés, sur notre dessin on peu voir son œil, le regard fixe devant elle, et cet écrit dans le bas annoté par David lui même, le régicide s’exprime de façon détaché et froide, y inscrivant les mots suivants avec toute sa haine de la monarchie, ( marie antoinette allant à l’échafaud dessin de David le peintre l’un de ses juges ).  Croquis sinistre pour Léon Rosenthal, l’un des biographe de David, cette étude aurait été jugé par les frères Goncourt comme une » charge hideuse  » journal 18 avril 1859. D’une simplicité remarquable, ce dessin est assurément le plus poignant témoignage graphique relatif à la mort de Marie-Antoinette.

Frédéric Happel – Patricia Delandines.

Portrait d’homme au crayon attribué à Jacques-Louis David, vers 1790.

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Jacques-Louis David, Paris 1748 – Bruxelles 1825.

 

Ce portrait d’homme les yeux levés vers le ciel très proche d’un autre portrait célèbre attribué à David, le comte de Turenne comme le soulignait Louis Vauxcelles ( sur un portrait de David ) dans beaux arts en 1934,  » le visage d’une réelle beauté les yeux levés d’un mouvement de fierté épique, et bien d’un de ces héros d’une époque ou, l’art tenait plus à la gloire qu’à la vie. C’est avec un pastel que David obtînt en 1773, l’année de son troisième échec au concours de Rome le prix du concours de  » l’étude des têtes et de l’expression » fondé en 1760, par le Comte de Caylus. Le but de ce dernier » était d’exciter les élèves à l’étude de l’expression, qu’il regardoit comme essentielle et qu’il croyoit négligée ». Concernant ce portrait d’homme, la fermeté du modelé et l’empâtement des cheveux, les yeux plaident avec vigueur en faveur de l’attribution de David. IL est aussi un témoignage de la sensibilité du peintre et, de son grand talent pour saisir le caractère de son modèle.

 

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

Bibliographie: Jacques-Louis David 1748-1825 ministère de la culture, de la communication des grands travaux du bicentenaire, édition de la réunion des musées nationaux 1989.

David portraitiste: gazette des beaux-arts avril 1907 par Monsieur Prosper Dorbec.