Jean-Henri Riesener fournisseur du Garde-Meuble Royal de 1774 a 1785.

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L’ébéniste Jean-Henri Riesener, peint par Antoine Vestier
en 1786 Jean-Henri Riesener(1734-1806), né près d’Essen en Rhénanie vint très jeune à Paris et entra dans l’atelier de son compatriote, l’ébéniste Oeben, alors installé à l’Arsenal.
A la mort de son maître (1763), la direction de l’atelier lui fut confiée par Mme Oeben, qu’il épousa quelques années plus tard.
Devenu titulaire de la fabrique, Riesener obtint la maîtrise le 23 janvier 1768, et fut chargé de terminer le fameux bureau à cylindre, dit  » bureau du Roi « , laissé inachevé par son prédécesseur (Musée de Versailles).
La période la plus brillante de sa carrière commence lors de l’avènement de Louis XVI quand Joubert, alors très âgé, lui cède sa charge d’ébéniste ordinaire du Mobilier de la Couronne avec sa clientèle.
le premier ébéniste de France est alors Riesener; sa renommée est immense, toute la Cour et la haute noblesse se fournissent chez lui, des meubles magnifiques, aux prix élevés sortent de son atelier.
A partir de 1784, les difficultés financières du royaume incitent l’administration du Garde-Meuble à contrôler ses comptent, puis à réduire ses prix; seuls la Reine et quelques grands seigneurs continuent de lui commander de meubles.
La révolution priva Riesener de toute clientèle.
Il vit vendre à Versailles des meubles livrés par lui quelques années auparavant,en racheta quelques-uns à bas prix, mais ne pouvant pas les écouler, il mourut dans la gêne après avoir connu l’opulence(cf. Salverte,p.268-270; Verlet, 1955,p.5,8).

A la page 57 du magazine Antiques de mars 2004 est présenté, un fleuve morceau de réception 1759 par, Jean-Jacques Caffieri sculpteur du Roi, ainsi qu’une table à écrire de marqueterie, destinée pour la première antichambre d’Elisabeth de France à Versailles, par l’ébéniste David Roentgen.

 

 

 

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Bergère pour la chambre de la comtesse D’ossun à Versailles par, Jean-Baptiste Boulard 1786.

 

 

Cette bergère de Jean-Baptiste Boulard (Paris, 1725-1789) fait penser par la richesse de sa sculpture et de son ampleur à une origine royale. Boulard avait une prédilection pour les sièges amples.

Cette bergère ne porte aucune estampille, et il n’y est visible aucune étiquette. Le mémoire des fournisseurs de la couronne, nous indiquera ses caractéristiques. Cette grande bergère d’une paire était destinée à la comtesse d’Ossun, dame d’atours de la Reine Marie-Antoinette, et attachée à son service depuis 1781.

Pierre Verlet, dans son ouvrage sur le Mobilier Royal, soulignait que les bois du temps de Louis XVI, tout au moins les plus riches, sont reconnaissables à coup sûr par les mémoires détaillés des sculpteurs, et les étiquettes des peintres, conservés aux archives nationales.

Voyons l’ordre de Jean Hauré, directeur des travaux de menuiserie, au Garde Meuble Royal:

Ordre N°66: fournira faire la sculpture aux deux canapés du meuble, de madame la comtesse daussun à Versailles. La sculpture doit être faite à rubans tournants et piastres sur les consoles avec feuilles d’acanthe.
Le meuble neuf sera exécuté par Jean-Baptiste Boulard, fournisseur de la couronne depuis 1777.
Son mémoire:premier semestre 1786, ordre du 20 février, N°51, pour le service de Madame d’ossun:
2 canapés en ottomanes à trois dossiers et à moulure
4 chaises en forme de voyeuse, pied à guesne et à moulure
6 chaises à la reine, pied à guesne et à moulure
6 fauteuils pareils (pour la chambre à coucher
Une couchette à 2 dossiers cintrés, pieds à guesne et à moulure
Une grande impériale à la choisy
2 tête à tête (les bergères) de 32 pouces de large, à carreaux, pieds à guesne et à moulure
4 fauteuils à carreaux – 4 chaises pour être garnies
La sculpture sera traitée par Nicolas Vallois, collaborateur habituel de Boulard, et sculpteur attaché au service du Garde Meuble Royal.

Mémoire de Hauré, deuxième semestre 1786, ordre du 4 mars, N°66, Versailles, pour le service de Madame la comtesse d’ossun
Vallois pour la sculpture de 2 canapés à rubans tournants, les cocardes aussi en rubans sur les cintres feuilles d’acanthe.

Le mémoire du peintre Louis-François Chatard, qui a peint en blanc verni l’ensemble, précise la sculpture du meuble pour le service de Madame d’Ossun.
Son mémoire, semestre de 1786, ordre du 4 mars N°66
Livrée la peinture en blanc verni de
1 lit à deux dossiers impérial à la choisy
2 tête à tête – 4 fauteuils – 4 chaises
Livrer la dorure d’or brunie de deux canapés ornés de rubans tournants et piastres sur les consoles avec feuilles d’acanthe (l’autre en tout pareil)

Chatard précise que la sculpture est identique concernant les autres éléments du meuble, le reste du meuble constitué de 18 éléments est inscrit dans son mémoire ordre du 20 février N°51.

Ordre N°51
Jean Baptiste Séné exécutera pour la salle de billard de Madame Daussun à Versailles, 2 banquettes avec un marche pied.
Le tapissier Claude François Capin indique dans son mémoire ordre N°51: 2 bergères en tête à tête à carreaux, les plates formes piquées à l’anglaise, joue fermé couvert de damas jaune orné de clous dorés et galons de mesure aux carreaux.

Le registre des meubles reçu nous donne l’arrivée de l’ensemble à Versailles. Les 2 bergères seront placées dans la chambre des appartements de la Comtesse D’ossun, dans le bâtiment dit « vieille aile » donnant sur la Cour Royale.

L’inventaire de 1788 (estimation des meubles de la famille royale au château de Versailles) indique dans la chambre 2 grandes bergères à carreaux couverts de damas jaune. Un autre inventaire dressé en 1790 signale encore la présence des deux bergères dans la chambre à coucher de Madame d’Ossun.

Les deux bergères encore en place au Château de Versailles en 1793 seront dispersées dans les ventes du Mobilier de la Couronne, organisées par la République. Cette Bergère présentée ici semble être le seul élément subsistant de cette importante commande.

Les recherches effectuées sur ce siège ont permis de comprendre son origine par la sculpture dont il est pourvu, la sculpture des accotoirs ainsi que des consoles concernant cette bergère, est similaire avec un tabouret à trois dossiers exécuté par Jean-Baptiste Séné et sculpté par Nicolas Vallois, livrée au château de Saint-Cloud en 1788, pour le service du roi, salon de la félicité, on retrouve les mêmes motifs d’ornement aux accotoirs avec feuilles d’acanthe et piastres aux consoles.

Cette bergère très représentative du style Louis XVI, nous laisse une parfaite représentation et illustre la formidable façon dont traitaient les menuisiers et sculpteurs les sièges destinées à la Cour de France.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

Cette bergère a reçu une autorisation de sortie du territoire par la direction des musées de France

 

Archives Nationales: série o1/32/88 ordre de Hauré-36/38 mémoire de hauré, boulard, chatard.

36/40 mémoire de capin- 35/70 registre des meubles reçu du garde meuble pour madame d’ossun à versailles. 34/80 état des meubles prêtés du garde meuble de la couronne à madame la comtesse d’ossun en 1788- 34/77 inventaire des meubles de madame d’ossun au château de versailles en 1790- 34/65 états d’estimation des meubles de la famille royale au château de versailles- madame d’ossun en 1788.

 

Bibliographie: Patricia Lemmonier, Jean-Baptiste Boulard menuisiers en sièges l’estampille l’objet d’art n° 239 septembre 1990.

Sebastien Boudry, Chatard peintre doreur du garde meuble l’estampille l’objet d’art n° 387 janvier 2004.

Pierre Verlet, le mobilier royal français édition picard 1990.

Pierre Kjellberg, le mobilier français du XVIII siècle dictionnaire des ébénistes et des menuisiers les éditions de l’amateur 2002.

 

 

 

 

 

Georges Jacob Menuisier ordinaire de Monsieur comte de Provence et frère du Roi.

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Georges Jacob, Cheny 1739 – Paris 1814.

 

Natif de Bourgogne, de Cheny selon les uns; de Selongey selon les autres; formé chez Delanois, il y acquiert un certain goût, que dès dispositions déjà naturelles vont lui permettre de mettre en valeur. Jacob commence ses premières livraisons pour la Couronne en 1773, il est en particulier chargé d’entretenir les meubles boulle de Louis XIV. c’est ainsi que l’on retrouve son estampille sur des pièces qui lui sont antérieurs.

Mais son goût le pousse à la création de pièces de menuiserie hors du commun, que ce soient des sièges, des écrans, des consoles, …..tout ce qui peut être fait en bois massif passe entre ses mains. Il y a en lui un goût inné pour la création, une façon très particulière de concevoir les pièces, en devançant la mode plutôt qu’en la subissant; il fait preuve d’une fantaisie très brillante d’autant qu’il sculpte lui-même ses pièces. Il est à l’origine de nombre de perfectionnements dans le mobilier, et d’idées nouvelles: les plus importants sont les châssis circulaires et les pieds en console de ses oeuvres Transition.Il conçoit sans hésiter une production du plus pur style Louis XV et du plus beau Louis XVI en passant par un style Transition accompli.

C’est un des premiers en France, sinon le premier à utiliser l’acajou pour les sièges dont il invente le dossier gerbe de lyre. Très grande amatrice d’art et de luxe, Marie-Antoinette ne tarde pas à lui commander les plus belles pièces de mobilier qui aient jamais été livrées à Versailles. des lors les commandes royales affluent, du Comte d’Artois pour lequel il meuble le Palais du Temple,du Comte de Provence auquel il livre un mobilier dans le goût chinois.Dorénavant il travail avec les plus grands spécialistes: les sculpteurs Rode et Ramier, le tapissier Capin, le peintre doreur Aubert.

Condé lui demande plus tard d’embellir le Palais Bourbon et Chantilly, sa fille la princesse Louise, lui fait décorer son appartement parisien. Son talent est reconnu de tous,David le peintre, lui fait faire tout un ameublement évoquant les souvenirs grecs et romains.

Très habile politique, il n’est pas trop inquiété par la révolution; il se met naturellement à la disposition de la Convention, puis avec Percier et Fontaine il livre les stalles des sept cent soixante députés, les banquettes du public, les bureaux des secrétaires et les tribunes.Il va même jusqu’à livrer des crosses de fusil de très beau noyer à l’armée.

Sous la terreur il est protégé par David qui siège au comité de salut Public il n’est dons pas inquiété. Les temps étant plus cléments il se met au service du Directoire, de l’Empire puis il retrouve un ancien client devenu monarque, le Comte de Provence, auquel il livre des sièges et lits.

La variété, le nombre de ses pièces est énorme, presque incalculable. On a peine à croire qu’une telle quantité de meubles soit sortie d’un seul et même atelier.

 

Le Garde Meuble de la Couronne

Marc-Antoine-Thierry de ville D’avray Intendant du Garde-Meuble de 1784 a 1792.

Le Garde Meuble était le Service chargé de fournir les meubles nécessaires aux palais royaux et d’assurer leur entretien et leur transport d’un palais à l’autre. A partir du règne de Louis XIV et toujours depuis lors, il devait aussi tenir un inventaire de tout le mobilier appartenant à la Couronne, consigner ses déplacements d’un palais à l ‘autre, voire d’une pièce à l ‘autre. Il disposait d’un personnel important. Pendant le règne de Louis XVI sa direction était installé place Louis-XV (aujourd’hui place de la Concorde) dans celui des deux grands édifices construits par Jacques Ange Gabriel, situé le plus à l’est de la place, et qui est maintenant affecté au Ministère de la Marine.

Chacun des Palais royaux disposait en outre d’un personnel d’entretien dont l’importance était très variable. C’est ainsi qu’a Versailles, par exemple, il atteignait un nombre considérable alors qu’un seul agent était jugé suffisant pour des châteaux rarement habités comme St-Germain ou la Muette.

Le chef du service, l ‘Intendant et le contrôleur général des meubles de la Couronne était chargé de commander les meubles neufs destinés à la Couronne et comme celle-ci était de loin le plus important et le plus riche client de tout le commerce du meuble, le contrôleur général était en mesure d ‘exercer une influence considérable sur le goût du jour. Sous Louis XVI, les deux intendants qui se succédèrent étaient bien qualifiés pour cela. Pierre Elizabeth de Fontanieu fut intendant de 1767 à 1783. Bien qu’il fût de naissance noble et eût été élevé dans le luxe, il avait, chose étonnante, toutes les connaissances techniques voulues pour occuper un poste semblable.

Il fit paraître une collection de dessins gravés pour vases, un ouvrage sur la production des bijoux en strass et au besoin, il alliait la pratique à la théorie. Non seulement, il avait appris l’élégant métier de tourneur sur ivoire, mais ce serait lui, parait – il, qui aurait été l ‘auteur d’une petite table à ouvrage en acajou, aujourd’hui au louvre et qu’il avait offerte à Marie-Antoinette. En 1783, il vendit sa charge que sa famille avait tenue pendant trois générations à Thierry de Ville D’avray, qui occupa le poste jusqu’à la révolution.

Ce dernier, moins qualifié que son prédécesseur au point de vue technique, n’en fut pas moins un administrateur remarquable et il réorganisa le système des inventaires du mobilier royal de telle façon que nous disposons aujourd’hui de quantité de renseignement sur les meubles ayant survécu et qui furent faits pendant la durée de ses fonctions.

C’était le rôle de l ‘Intendant que de prendre les ordres de la Famille Royale lorsque quelque nouveau meuble d’importance était nécessaire et il devait aussi en surveiller l’éxécution.

Généralement l ‘Intendant soumettait les dessins ou les maquettes à Louis XV ou à son successeur, aussi bien qu’à Mme Du Barry, à Marie-Antoinette et à quelques autres afin d’obtenir leur accord avant que le travail ne fût commencé.

Un intendant un peu diplomate était donc bien placé pour orienter le goût du souverain et il était vraiment capable d’imposer ses propres goûts à tous ceux autour de lui qui faisait la mode et de qui dépendait le goût du jour. Fontanieu s’acquitta de cette tâche d’une manière très habile. IL eut la responsabilité d’orienter le goût de la Cour pendant cette période qui vit le passage du style Louis XV au style Louis XVI.C’est alors qu’il était en fonction que la Couronne engagea les plus fortes dépenses qu’elle ait jamais faites en mobilier, et c’est lui qui fit donner à Riesner à l ‘époque où sa vogue était la plus grande, la majeur partie de ses plus importantes commandes Royales. Son successeur étant entré en fonction à la veille d’une crise financière qui obligea de faire des économies dans son service, eut probablement les coudées moins franches.

Pendant la période où Fontanieu était encore en place, il nomma Gondouin dessinateur en meubles auprès du Garde-Meuble à Paris où l ‘on employait aussi, de façon permanente,un mécanicien et un armurier. Cependant la plupart des meubles n’en étaient pas moins exécutés par des artisans dans leurs propres ateliers, seul Oeben, en sa qualité d’ébéniste du Roi, bénéficiait d’un atelier mis à sa disposition par la Couronne, d’abord à la Manufacture des Gobelins, ensuite à l ‘Arsenal, atelier où Riesener lui succéda.

Sous l ‘administration de Ville D’avray, un rôle important fut confié au sculpteur sur bois Jean Hauré. IL avait été chargé de contrôler les fournitures de meubles à la Couronne et en complète collaboration avec l’ébéniste Guillaume Beneman, il exerça sans aucun doute une influence considérable sur le goût au cours de la dernière période Louis XVI.

Les inventaires du mobilier royal soigneusement tenus à jour par les Intendants ont fourni à la postérité une telle richesse de renseignements sur chacun des meubles parvenus jusqu’à nous qu’il convient d’en parler plus en détail. Au moment de sa livraison chaque pièce du mobilier royal était couchée sur le livre d’inventaire approprié et on lui donnait un numéro. Ce numéro était peint ou quelquefois marqué au fer sur le meuble lui -même temps une marque indicative de la demeure royale à laquelle il était destiné (par exemple F. pour Fontainebleau, S.C pour St cloud ou C.T. pour château du Trianon, le tout surmonté d’une couronne fermée.

Pour les sièges et les meubles plus fragiles, le numéro était quelquefois inscrit sur une étiquette collé au bois du siège ou sur le bâti du meuble. Partout où l ‘on rencontrera ces marques de château et ces numéros, il suffira de se reporter aux inventaires manuscrits qui existent encore( soit au journal du Garde – Meuble à Paris où les renseignements étaient centralisés, soit aux inventaires secondaires tenus pour chaque palais) pour connaître le nom du fabricant, date de livraison, etc…..

L’administration de Thierry de Ville d ‘Avray avait pris ses dispositions pour que les commandes de meubles fussent toujours accompagnées des comptes détaillés et de tous les renseignements particuliers ayant trait à la livraison des meubles terminés.

Aussi pendant cette période d’activité du Garde Meuble y trouve- t – on une foule de renseignements supplémentaires tels que les noms des sculpteurs-doreurs, et des tapissiers employés et le détail des sommes payées à chacun d’eux. De plus les inventaires permettent de suivre tous les déplacements d’un meuble, dans l ‘orbite des palais royaux, ce qui de temps à autre nous fournit des indications intéressantes sur l’évolution du goût.

J.B.WATSON

 

COMMUNIQUE

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DÉCOUVERTE D’UN MEUBLE ROYAL

En 1999, lorsque fut découvert l’origine royale de la table à écrire en marqueterie par l’ébéniste David Roentgen, j’étais loin d’imaginer que ce joyau de la Couronne allait être la cause de nombreux ennuis.
En septembre de la même année, j’entrepris des recherches aux archives nationales j’ai passé en revue les inventaires du Garde-Meuble de la Couronne, dans le but de retrouver son origine.
Mes recherches m’ont permis, de voir sa description dans l’inventaire général du mobilier de la Couronne dressé en 1775, table placée au Château de Versailles dans la première antichambre d’Élisabeth soeur cadette du Roi Louis XVI.
A Versailles cette même année 1999, une commode avait retrouvée son emplacement dans la bibliothèque du Roi, un meuble somptueux exécuté par Riesener et livré en 1778 l’achat du meuble par l’état, avait marqué les esprits par son montant élevé, la conservation du Château de Versailles, avait souligné après cet achat, qu’il serait difficile dans le futur d’acquérir des meubles, pour le remeublement du Château.
Dans les années 1950, Pierre Verlet entreprit de remeubler Versailles, il fut le premier à redécouvrir le mobilier royal, il consulta les trois mille six cent feuillets des dix- huit volumes du journal du Garde-Meuble, à partir de 1685 où, il était inscrit pratiquement touts les meubles entrés dans les collections royales, Pierre Verlet écrivait également en 1943 dans son premier volume qu’il consacra au mobilier royal  » les collections de la Couronne de France ont formé jadis un ensemble prodigieux: aucun temps, aucun pays n’a pu et ne pourra certainement jamais montrer pareille réunion de chefs-doeuvre ».
En février 2000, j’informais la conservation du Château de Versailles de l’existence de la table à écrire.
Je me suis rendu à Versailles, muni de mes documents et photos, l’entretien avec le conservateur fut tendu et difficile, ce dernier peu disposé à entendre mon avis concernant l’origine de la table, il soulignait que la Couronne n’était pas française, et l’inventaire où était inscrit la table était d’époque Louis XIV? j’insistais de nouveau afin qu’il consulte de plus près la description de la table, pour clore la conversation il me répondit, chacun ses convictions?
Comme je l’avais indiqué, au conservateur, je ferai une demande de sortie de territoire pour cette table à la direction des Musées de France.
La demande fut déposée en mai 2000 avec la description exacte du meuble, comme il était indiqué sur le formulaire, j’inscrivais sa provenance royale, l’auteur David Roentgen, le parchemin collé derrière le tiroir, où apparaissait la Couronne fermée, ainsi que la signature commencent par un R gothique. Un mois plus tard le bureau des inventaires me téléphone, on me demande de présenter la table aucun courrier officiel ne m’avait été adressé.
Le 17 novembre 2000 la table était examinée par un conservateur du Musée du Louvre, ce dernier me fit savoir qu’il n’avait pas du être facile de la retrouver.
Fin novembre je reçu par courrier, le passeport de libre circulation, certificat en or parait-il? cependant un élément important n’était pas inscrit sur le document, il n’était pas mentionnée l’existence du parchemin, ou était apposée une Couronne.
Je téléphone au bureau des inventaires pour leur demander une explication au sujet de cet oubli, on me répond que ce certificat n’était pas une expertise, la mention d’une Couronne n’avait rien à y faire?
J’adressais un courrier à la direction des Musées de France, concernant cet oubli, il faut préciser qu’a la fin du règne de Louis XVI, le Garde-Meuble de la Couronne, apposait et collait au fer chaud ses bandes de parchemin, elles pouvaient varier de taille selon les dimensions du meuble.

Le 12 décembre 2000, la réponse de la directrice des Musées de France fut la suivante:  » je ne vois pas en quoi ce certificat vous semble incomplet le certificat n’est en aucun cas un certificat d’authenticité, et la mention d’une Couronne sur un morceau de parchemin collé à l’arrière de la table en question n’a rien a faire sur un certificat de libre circulation dont l’unique objectif est de certifier que le bien culturel mentionné peu sortir du territoire national « .
Je fut très étonné, car il est bien mentionné sur la demande de certificat paragraphe (11): mentions particulières, présence de signature, d’inscriptions de marques.
Pour ma part il était impossible d’occulter ce parchemin, ou est visible la Couronne fermée.

En avril 2001, le courrier d’un agent enquêteur, me demande de me présenter à 9h30 du matin au sujet d’un certificat d’exportation.
Je lui téléphone pour savoir ce qu’il me veut, il me demande ou se trouve la table? je lui répond qu’il n’est pas très important de le savoir, cette table à reçu son passeport de libre circulation. L’agent insiste et me dit qu’il serait souhaitable de présenter cette table sur le marché de l’art? je lui répond que cette table n’est pas a vendre pour le moment.
Devant ses questions plutôt incongrues, je lui fait savoir que je vais prévenir un fonctionnaire de police de ma connaissance, au courant de la situation, ce fonctionnaire de police joint au téléphone l’agent enquêteur, le fonctionnaire me rappel et me dit que je n’aurais pas à me présenter à cette convocation, que tout était arrangé.
Je rappel l’agent qui me demande à nouveau, ce qu’il allait advenir de cette table, et pourquoi je ne désirai pas la vendre, dans la conversation il me demande de lui renvoyer ses deux feuilles de convocation, il était inscrit aucune référence sur l’une d’entre elle, le numéro du certificat inscrit sur cette convocation datait de novembre 1997, alors que le certificat délivré pour la table à écrire datait de novembre 2000, le numéro de certificat inscrit sur la convocation correspondait a une demande de passeport qui m’avait été délivré concernant une sculpture? En novembre 2000, je pris la précaution de placer la table dans un service bancaire sécurisé le service Munigarde.
Munigarde propose à ses clients différents services, leur publicité sur internet indiquait Munigarde s’adresse aux propriétaires d’objets d’art soucieux de les placers en sécurité dans les chambres fortes pour des durées variables, ou pour des périodes particulières il est inscrit dans les +++ de Munigarde que le personnel est particulièrement sensibilisé à la fragilité des objets mis en garde.
Au mois de mai 2002, je demandais au responsable du service Munigarde de me louer un salon pour voir la table, il me fait savoir que la location d’un salon ce chiffre à 60 euros de l’heure cela m’a semblé excessif, après vérification ce tarif n’était pas indiqué dans les conditions générale.
Le 4 août 2002 trois mois plus tard, je préviens le service Munigarde de ma venue pour le lendemain, en présence de deux témoins pour voir la table, la table placée dans le salon je m’aperçois a mon plus grand étonnement, que le plateau n’était plus fixé sur sa base, les cales apposées par un ébéniste deux ans plus tôt, lors de la restauration de la table avaient été sciés avec une lame tranchante.
Touts ses faits se sont produits dans l’enceinte d’un établissement bancaire sécurisé ou, la table devait normalement être placée dans une chambre forte.
Je déposais plainte contre cet organisme bancaire, ma première avocate me conseil de faire venir sur place un huissier en relation avec son cabinet, l’huissier a refusé de faire le constat devant la pression du directeur du service Munigarde, dans l’impossibilité de faire ce constat, j’ai pris l’initiative d’avertir de nombreux élus de la ville de Paris plusieurs réponses favorables m’ont été adressées.
Le directeur général de la banque a reconnu par écrit en septembre 2002, que des dégâts avaient bien été constatés sur la table à écrire, suite au courrier d’un élu de la ville de Paris, qui avait bien compris la situation et, avait été interpellé, par l’incident jamais produit à sa connaissance dans cet établissement bancaire réputé.
A ce jour en octobre 2007 la banque, n’a jamais souhaité s’exprimer et, me rencontrer cette banque a juste concédé à régler après beaucoup de difficulté, la restauration de la table d’un montant de 680 euros.
J’ai à plusieurs reprises insisté auprès de mon avocate pour que la banque règle l’ébéniste qui a ma grande surprise m’avait mis au contentieux, ce dernier quelques mois plus tard figurait en pleine page avec sa photo, dans un magazine d’art, à ses dire une personne discrète qui voulait le rester.
Fin 2002 une directrice de presse me propose de rencontrer un journaliste d’un quotidien parisien, spécialiste du marché de l’art, ce journaliste a relaté par le passé différentes affaires, liés à l’art aussi bien en France que l’étranger. Intéressé par l’incident survenu à la banque, il est venu sur place voir la table, en janvier 2003, il était accompagné d’un expert? spécialiste du mobilier français, étonné par sa venue qui n’était pas prévue, à peine arrivé dans le salon ou, la table était exposée l’expert qui était en communication téléphonique depuis son portable, me dit  » belle table Italienne elle est rustique?  » j’explique à mes deux interlocuteurs l’incident, je leur montre les traces de scies et d’arrachement,qui étaient bien visible et en aucun cas accidentel.
L’expert pense à une mauvaise manipulation de la part des magasiniers de Munigarde?
Le journaliste me demande si le parchemin ou, est apposé la Couronne est toujours en ma possession, il me dit de la mettre dans le tiroir de la table, et de leur donner ils seront contents, je lui demande mais qui serait heureux de l’obtenir, il n’a pas répondu. Ce journaliste a simplement ajouté, un milieu qui ne manque pas d’intrigue et de jalousie.
Mon amie demande alors a cet expert spécialiste en mobilier français, d’écrire une expertise par écrit, sur l’origine de la table ainsi que sa valeur marchande, elle lui propose même de régler ses honoraires. L’expert pris de panique lui répond qu’il n’écrit jamais, un expert qui à exercé pourtant pendant longtemps dans une maison de vente anglo-saxonne à Paris, cet expert à même écrit plusieurs ouvrages, et articles sur le mobilier royal dans différents magazines d’art.

La discussion avec ses deux personnes prit fin, le journaliste semblait en savoir plus qu’il n’en disait.
Quelques semaines plus tard, j’ai adressé un dossier complet à cinq journalistes de la presse parisienne, tous très intéressés et pressé de me rencontrer, aucun n’a donné suite.
En juillet 2005 un avocat me fait part que mon dossier de plainte a disparu du parquet; le commissariat lieu du litige, ne garde également aucune trace de ma plainte. Ce dossier en suspend depuis deux années, mon seul recourt pour retrouver cette plainte déposée le 11 août 2002 au commissariat central de Paris 13em, était de me rendre sur place, je réussi après insistances à rencontrer un inspecteur de police lui expliquant le problème, ce dernier parvins à me restituer le document, je le déposai le lendemain au cabinet du Doyen des juges d’instruction de Paris. Pour déposer une plainte au pénal en constitution de partie civil le délai est de trois années, le 3 août 2005 quand mon nouvel avocat déposa une plainte au pénal contre la banque, il restait 48 heures avant le terme de toutes poursuites, autant dire que ce dépôt fut inextremixte et bienvenue.
La cause de touts ses retards, deux avocats ne m’avait pas permit d’avancer dans les meilleurs conditions.
Ma première avocate fin 2002 avait déposée une assignation au civil alors que ce litige relève du pénal « article 434 du code pénal dégradation et destruction concernant un bien culturel ».
Cette avocate qui débordait d’énergie voulait remuer ciel et terre à la mairie de Paris, elle fini par abandonner très rapidement ce dossier début 2003, sans m’avertir. Les conclusions de la partie adverse précisait, que j’étais le principal responsable des dégradations? mon avocate ne m’avait pas avertit de ses écrits, elle ne m’a jamais montré les contestations de conclusion, et précisait que ses pièces étaient confidentiels, et en aucun cas, je ne pouvais y avoir accès? j’écrivais à cette avocate mon intention d’avertir l’ordre des avocats, au sujet de cette dissimulation, l’avocate m’a restitué tous les documents, une pression sans doute plus tenable pour cette  avocate.
La banque sans ma présence, c’était permit de faire expertiser la valeur de la table? par leur expert, spécialiste en mobilier  XIXem siècle, cet expert avança l’hypothèse que la table n’avait probablement jamais approchée la Reine Marie-Antoinette, ce n’était pas vraiment d’actualité, mais surtout je ne vois pas en quoi l’origine de la table concernait cet expert.
IL est certain que cette banque, cherchait par tout les moyens à discréditer le meuble dans le but de minimiser la gravité des faits, survenue dans leur coffre sois disant sécurisé. Une dégradation qui reste a ce jour toujours inexpliqué, la banque n’a jamais rien communiqué, sur la dégradation volontaire de la table.
Sans avocat en avril 2003, une directrice de magazine interpellé par cette affaire, me conseil de prendre contacte, avec un avocat de sa connaissance rue de la paix à Paris, rendez-vous pris l’avocat me reçois et; m’écoute attentivement; je lui expose les faits reprochés, concernant la banque, il me donne raison je lui remet le dossier en mains propre.
Une semaine après je reçois ses conclusions, qui n’avait plus rien à voir avec les propos tenus à son cabinet, les dommages intérêts demandés étaient dérisoires par apport au préjudice causé, il insistait pour une procédure au civil, qui ne me convenait pas, l’avocat était surtout intéressé par la vente éventuel du meuble. IL semblait très risqué selon lui, d’entrer dans une procédure longue et coûteuse contre cette banque. Ne désirant évidement pas m’engager avec cet avocat peu scrupuleux, il m’adresse quelques jours plus tard ses honoraires de 500 euros l’entretien, avait duré je le rappel vingt-minutes, ne lui ayant pas réglé ses honoraires particulièrement abusifs, je reçu de sa part des courriers plutôt menaçant l’avocat pris la décision de déposer une plainte à la commission des honoraires, il a fait appel à l’audience visiblement acharné l’avocat à été débouté, La Présidente à préférée ma version des faits, et me donna raison.
Cet avocat m’avait écrit en avril 2003,  » ( une autre solution, que je pense raisonnable pourrait consister a transiger avec le ………………….. sur une base de dommages- intérêts d’environ trois a quatre mille euros par exemples, et de revendre ce meuble de gré a gré ou aux enchères publiques? mon confrère……….. m’a cependant indiqué que le ……………………….. n’avait pas souhaité dans un premier temps accepter une telle solution transactionnelle.
Une table à écrire à coup sûr très convoitée, plusieurs propositions de vente, dégradation disparition et, altération de document public, un journaliste préoccupé par l’existence d’un parchemin, des avocats pas très coopératifs.
Des comportements particulièrement troublants, un dossier sensible ou subsiste certains blocages,voir même des pressions.

Mon amie locataire à Paris d’un logement HLM, a été expulsée abusivement de son appartement en avril 2007, il est vrai qu’elle avait également déposée plainte contre l’organisme bancaire, suite à la dégradation de la table à écrire.
Les audiences successives au tribunal (ces deux avocats ne s’étaient pas présentés aux audiences), ils lui avaient fait comprendre que l’organisme propriétaire d’une grande partie du parc de Paris, il serait difficile d’avoir gain de cause? Le jugement particulièrement défavorable à son égard en janvier 2006, où la juge a ordonnée l’expulsion, une décision très surprenante.
Après il faut le souligner, un certain acharnement des avocats de l’organisme HLM en question. Une vingtaine de commandement de quitter les lieux lui avait été adressée, une pression évidemment bien orchestrée.
Ayant écrit en haut-lieu de cette situation particulièrement abusive, une réponse très favorable m’avait été adressé concernant ce problème locatif, j’eus la confirmation par écrit que le préfet avait été avertit du litige.
Convoqué a deux reprises au commissariat concernant l’expulsion, l’inspecteur des expulsions, a évoqué la table en question et nous a demandé pourquoi on ne la vendait pas. Il a indiqué que lorsque qu’il aurait l’autorisation d’expulser mon amie, il serait là apparemment très pressé que cela arrive.
Le 3 avril 2007 au matin, mon amie a été sortie de chez elle avec véhémence, elle eût à peine le temps de s’habiller, l’inspecteur est resté une heure dans l’appartement tout a été fouillé de fond en comble, en quelque sorte une perquisition, aucun inventaire de ses affaires n’avait été consigné par les huissiers, plusieurs effets personnels lui appartenant ont disparue lors du déménagement.
Elle ne reçu jamais de courrier du préfet, seulement deux courriers d’adjoint au préfet début janvier 2007, qui stipulaient que l’expulsion était irrémédiable, et qu’il fallait quitter les lieux rapidement. Ayant exposé la situation et ses méthodes d’un autre âge à un policier, ce dernier a souligné  » des personnes qui ont des contacts un peu partout, et qui font leur propre loi « .

Ces œuvres sont en sécurité dans une armoire bancaire de ma banque.

Frédéric Happel  – Patricia Delandines